J'écoute un livre le 15 mars : Eric Fottorino interroge son père

9 Mars 2017

Mercredi 15 mars sera le troisième mercredi du mois, ce qui rime à Sainte-Foy-la-Grande avec « J’écoute un livre ». Il s’agit pour rappel de séances de lecture à voix haute, gratuites et ouvertes à tous, où se rassemblent à 15h des amateurs de littérature qui voient là l’occasion de (re)découvrir auteurs et/ou ouvrages, de discuter, d’échanger avis et conseils… dans une ambiance qui se veut amicale. Peut y lire toute personne intéressée, après s’être fait connaître auprès du service animation qui tient à jour le planning. Nul besoin de compétence ou de savoir spécifique !

La lecture du jour sera orientée vers la paternité et la filiation : Nicole Coste – fidèle auditrice de ces séances – aura le plaisir de faire découvrir le texte « Questions à mon père » (2010) d’Éric Fottorino. Elle espère ainsi donner envie à l’assistance de lire ce récit...

J'écoute un livre le 15 mars : Eric Fottorino interroge son père

Après « l'homme qui m'aimait tout bas », dédié à son père adoptif, Éric Fottorino consacre ce récit à son père biologique, rencontré pour la 1ère fois alors qu'il avait 17 ans. Il part à la recherche de son identité, de ses origines longtemps ignorées et délivre, à travers une écriture poétique et sensible, un portrait touchant et pudique de cet homme : Maurice Maman.

Le narrateur est né d'un amour de jeunesse : sa mère a 16 ans lorsqu'elle se retrouve enceinte. Aussitôt né, l'enfant lui est retiré et confié à une nourrice. Le père, Maurice, étudiant en médecine d'origine juive et étranger est tout de suite mis à l'écart. L'union n'est pas envisageable pour cette famille catholique.

L'abandon de l'enfant est un déchirement pour la mère et devient vite insupportable. La grand-mère accepte finalement que sa fille récupère son fils mais avec la promesse de ne pas revoir le père. Ainsi, à l'âge de 10 ans, Éric devient le fils adoptif de Michel Fottorino et grandit sans se soucier véritablement de l'existence de l’autre père.

Jusqu'au suicide de Michel qui bouleverse son équilibre, crée l'absence, malmène l'identité qu'il s'est forgé, ravive le manque de la filiation et attise le désir de découvrir Maurice.

Son père est atteint d'une maladie orpheline et toutes les questions jamais posées deviennent alors urgentes. Sous forme d'échange épistolaire et de rencontres, Maurice et Éric conversent, se découvrent et l'amour filial, au fil des pages, s'éveille durablement…

 

En 1984, après des études de droit, Éric Fottorino a 24 ans lorsqu’il débute comme pigiste à Libération. Il rejoint le quotidien Le Monde en 1986, d'abord pour suivre les dossiers des matières premières et de la bourse, puis de l'agriculture et de l'Afrique. Chargé des questions de développement, il multiplie les reportages en Afrique, il voyage aussi dans les pays de l’Est après la chute du Mur de Berlin et sera l’envoyé spécial du Monde dans plusieurs pays d’Amérique du Sud. Nommé grand reporter (1995-1997), il effectue des enquêtes scientifiques sur la mémoire de l’eau, sur le fonctionnement du cerveau humain. Il réalise aussi de nombreux portraits : Mitterrand, Tabarly, Mobutu, Birkin, Dumas… Chargé de concevoir et de lancer une nouvelle formule du quotidien en 2005, il est nommé directeur de la rédaction du journal Le Monde en 2006 puis élu directeur en 2007.

Éric Fottorino est également connu comme romancier et essayiste. Depuis la parution de son 1er roman Rochelle en 1991, il a publié dix romans et a reçu plusieurs prix pour son œuvre. Ses grands reportages lui ont inspiré des textes de fiction mais l’essentiel de son œuvre place la quête des racines et de l’identité au cœur de personnages fragiles cherchant à se construire un destin. L’enfance est pour lui une source d’inspiration sans cesse renouvelée, marquée par les grandes questions de la vie, les mensonges et les insuffisances des adultes.

 

Mercredi 15 mars 2017

15h – Salle Pierre Lart (RDC de la mairie)

Entrée libre